• Le soleil naissant embrasait lentement les quelques nuages épars

    en leur donnant les couleurs vives de l'aurore.

    Le jour allait se lever et, avec lui, un changement de colories et de fards

    dont le soleil, bien haut, nous révèlerait les trésors. 


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  • Notre cerveau fonctionne ainsi: il cherche des "patterns" identifiables. Et il en trouve. Les feuilles d'un bosquet, les nuages dans le ciel, une pile de vêtements jetés négligemment par terre... et des visages naissent, des animaux prennent forme.  Il suffit parfois de deux formes juxtaposées et des yeux apparaissent. Il reste à trouver un nez et une bouche: rien de plus simple. Combien de fois avons-nous joué à ce jeu lorsque nous étions petits, parfois à nous inventer des monstres qui hantaient notre imagination retardant notre sommeil?

    Ce phénomène, bien connu de la science, porte un nom: Pareidolie. Une sorte d'illusion d'optique qui consiste à associer un stimulus visuel informe et ambigu à un élément clair et identifiable, souvent une forme humaine ou animale.

    J'ai fait cet exercise avec une coquille d'univalve trouvé sur une plage de Cuba l'an passé. Je l'ai retourné dans mes mains jusqu'à ce que quelque chose émerge. J'y ai vu émerger quelque créature que j'ai complété dans mon imagination. Il me suffisait d'un miroir virtuel... et voilà!  

    Métamorphose...

     

    Métamorphose...


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  • Cette fourmi a la "dent" sucrée; tenez-vous le pour dit!

    Je n'arrivais pas à prendre des photos de cette petite frénétique qui avançait, reculait et tournait en rond sur la feuille de pommetier. Et en macrophotographie, la mise au point juste peut faire enrager le plus patient des photographes... la profondeur de champ est d'à peine 1 mm.

    J'ai donc utilisé un subterfuge pour la tenir en place. Une petite goutte de miel judicieusement placée et, comme prévu, telle une suce qui calme un bambin braillard et gigotant, cette gouttelette a calmé la gourmande. Je l'ai observée et photographiée tout à mon aise, tirant pas moins de 144 clichés pour n'en garder que les meilleurs.

    Quel spectacle édifiant pour le moins!

    Plongeant ses mandibules profondément dans la providentielle friandise, la fourmi en avale goulûment le nectar, et se beurre littéralement la face du liquide visqueux.  Ce faisant, elle révèle sa nature et ses traits qui ne peuvent apaiser le sommeil des émotifs. Une tête de cauchemar apparaît... les petits yeux à facettes sont froids, sans pitié, les pièces buccales terrifiantes et efficaces. Alien peut se rhabiller; la nature fait mieux, et en réel! L'ogre minuscule plonge, tire, se pourlèche et replonge de plus belle... où diable cette fourmi peut-elle emmagasiner tout ce liquide qu'elle ponctionne? Ad libitum est sa devise du moment. Après tout rien ni personne ne vient interrompre sa goinfrerie, et l'objectif de la caméra, à moins de 10 cm, ne l'indispose point. Ni même ce colossal flash qui lance les éclairs de la colère divine. Pourquoi se retirer avant d'avoir la panse pleine? Quoi! Gargantua fuyait-il devant les festins? Que nenni... moi non plus; j'en serai le digne parangon.

     

     

    La goutte de miel et la fourmi 

    Nikon D5000, objectif Tamron 90mm, Mise au point manuelle; f/22; 1/60s, ISO 320

    Correction expo. :-1.7IL  Flash SB-700; Mode flash : i-TTL, -1.7IL

    Trépied Manfrotto, appareil de positionnement micrométrique

     

     


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  • Gros plan d'une abeille qui sirote le nectar (du moins ce qu'il en reste) d'une fleur fanée de Silene cucubalus. On voit très bien la langue de la butineuse en travers d'un bigoudi d'un pétale qui a vu des jours meilleurs. J'étais concentré à photographier la fleur (#2 et #3), bien assis au soleil, quand l'abeille s'est posée brièvement pour une photo.

    La fleur sauvage Silene cucubalus tire son nom de la mythologie grecque. Silène est le père adoptif de Dionysos. Il est représenté comme jovial et bedonnant. De fait la fleur de Silène est aussi appelée «pétard» ou «péteux» dans notre langue vernaculaire. 

    Le nectar

    Le nectar

    Le nectar


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