• Cette fourmi a la "dent" sucrée; tenez-vous le pour dit!

    Je n'arrivais pas à prendre des photos de cette petite frénétique qui avançait, reculait et tournait en rond sur la feuille de pommetier. Et en macrophotographie, la mise au point juste peut faire enrager le plus patient des photographes... la profondeur de champ est d'à peine 1 mm.

    J'ai donc utilisé un subterfuge pour la tenir en place. Une petite goutte de miel judicieusement placée et, comme prévu, telle une suce qui calme un bambin braillard et gigotant, cette gouttelette a calmé la gourmande. Je l'ai observée et photographiée tout à mon aise, tirant pas moins de 144 clichés pour n'en garder que les meilleurs.

    Quel spectacle édifiant pour le moins!

    Plongeant ses mandibules profondément dans la providentielle friandise, la fourmi en avale goulûment le nectar, et se beurre littéralement la face du liquide visqueux.  Ce faisant, elle révèle sa nature et ses traits qui ne peuvent apaiser le sommeil des émotifs. Une tête de cauchemar apparaît... les petits yeux à facettes sont froids, sans pitié, les pièces buccales terrifiantes et efficaces. Alien peut se rhabiller; la nature fait mieux, et en réel! L'ogre minuscule plonge, tire, se pourlèche et replonge de plus belle... où diable cette fourmi peut-elle emmagasiner tout ce liquide qu'elle ponctionne? Ad libitum est sa devise du moment. Après tout rien ni personne ne vient interrompre sa goinfrerie, et l'objectif de la caméra, à moins de 10 cm, ne l'indispose point. Ni même ce colossal flash qui lance les éclairs de la colère divine. Pourquoi se retirer avant d'avoir la panse pleine? Quoi! Gargantua fuyait-il devant les festins? Que nenni... moi non plus; j'en serai le digne parangon.

     

     

    La goutte de miel et la fourmi 

    Nikon D5000, objectif Tamron 90mm, Mise au point manuelle; f/22; 1/60s, ISO 320

    Correction expo. :-1.7IL  Flash SB-700; Mode flash : i-TTL, -1.7IL

    Trépied Manfrotto, appareil de positionnement micrométrique

     

     


    votre commentaire
  • Gros plan d'une abeille qui sirote le nectar (du moins ce qu'il en reste) d'une fleur fanée de Silene cucubalus. On voit très bien la langue de la butineuse en travers d'un bigoudi d'un pétale qui a vu des jours meilleurs. J'étais concentré à photographier la fleur (#2 et #3), bien assis au soleil, quand l'abeille s'est posée brièvement pour une photo.

    La fleur sauvage Silene cucubalus tire son nom de la mythologie grecque. Silène est le père adoptif de Dionysos. Il est représenté comme jovial et bedonnant. De fait la fleur de Silène est aussi appelée «pétard» ou «péteux» dans notre langue vernaculaire. 

    Le nectar

    Le nectar

    Le nectar


    votre commentaire
  • Une punaise des plantes (Lygus sp, famille des Myridae, ordre des Heteroptera).

    J'ai testé une ouverture beaucoup plus petite (f20) pour obtenir une plus grande profondeur de champ. Les résultats sont satisfaisants. J'ai utilisé mon flash cobra avec un réflecteur Rôgue. 1/60s, -0.7 (correction pour le flash). Objectif Tamron 90mm avec une bague d'extension Kenko de 36mm.

    La punaise des plantes

    La punaise des plantes


    votre commentaire
  • Cette mouche du tournesol (Strazia longipennis) ne mesure que 1cm.  En plus de sa livrée jaune, elle arbore quelques poils surprenants qui lui donnent une allure de punk.

    La mouche diaphane...

    La mouche diaphane...

    La mouche diaphane...


    votre commentaire
  • Little fly thy summer's play my furry paws have snatched away...

    [Wm Blake and T.j. Worthington]

     

    La saltique (Salticus scenicus) est une petite araignée sauteuse qui, bien que commune, passe souvent inaperçue.  Elles ne mesurent que 5 à 7 mm de longueur et passent leur vie à se déplacer à la recherche de nourriture.  Les salticidae ne tissent pas de toiles comme les autres araignées.  Elles préfèrent bondir sur leur proie qui ne voient rien venir.  Elles ancrent toutefois un filin de soie pour s'accrocher en cas de chute. Bien équipée de huit yeux, dont deux grosses billes globuleuses frontales, la saltique est douée d'une vue de près de 360°. 

    On retrouve communément Salticus scenicus sur les murs réchauffés par le soleil.  Elle vaut la peine qu'on patiente pour la voir évoluer.  J'ai suivi celle-ci un bon 30 minutes jusqu'au moment où elle a fondu sur un petit moucheron qu'elle a dévoré en moins de 5 minutes en laissant derrière quelques restes.

    Le festin de la Saltique

    Le festin de la Saltique

    Appareil : Nikon D5000; Objectif : Tamron 90mm f/2.8G; Mode mise au point : Manuel (MF)

    Exposition: Ouverture : f/8; Vitesse d'obturation : 1/320s; Mode d'exposition : A

    Correction expo. : -0.7IL; Mesure :Spot; Sensibilité : ISO 2500

    Tubes de rallonges Kenko; sans flash ni trépied, mais bien appuyé contre le mur.  

    Assemblage de 8 clichés dans le logiciel Hélicon 3D pour le focus stacking

     

    Le festin de la Saltique

    Photo tirée de mes archives. On voit très bien les chélicères (crochets) largement ouverts de la saltique.  Elles a envenimé sa proie avant de la dévorer.

     

    Le festin de la Saltique

    Vue en 3D (anaglyphe à voir avec les lunettes rouge et bleu) des pièces buccales de la sauteuse où on voit bien les chélicères terminées par des crochets.  Ces crochets servent à injecter le venin visant à paralyser et tuer la proie. Un processus appelé aranéisme.  La photo est tirée de Wikipediahttps://fr.wikipedia.org/wiki/Chélicère

     

     


    votre commentaire


    Suivre le flux RSS des articles de cette rubrique
    Suivre le flux RSS des commentaires de cette rubrique