• Fascination


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    Sculptures aquatiques

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  • La physique quantique nous a fait découvrir un monde imprévisible où le comportement de la matière dépasse ce que l'esprit humain pouvait imaginer. Des fentes d'Young au chat de Schrödinger, nous prenons pleinement le côté bizarre de notre monde.

    Jouer avec la lumière, la sculpter autour des petits objets m'a fait découvrir un monde de possibilités.  Avec un système simple, je me suis amusé à figer des gouttes en chute libre ou en rebond élastique sur la surface d'un petit plan de liquide.  Quelques manipulation avec PhotoShop donne toute la latitude pour exprimer ce que ces images évoquent.

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  • Tenir dans sa main un rare représentant de ce qui habitait les mers il y a des centaines de millions d'années est une expérience chargée d'émotion... presque mystique. Le petit bryozoaire ci-dessous a participé à la vie marine de l'Ordovicien, il y a 450 millions d'année. Il a côtoyé les trilobites, les précurseurs des étoiles de mer, les éponges, les palourdes, les brachiopodes et plusieurs autres habitants autour de l'océan Iapetus. Son corps fossilisé a ensuite fait deux fois le tour de la Voie Lactée, a été témoin de deux grandes glaciations, cinq extinctions de masse dont celle, qui a rayé les dinosaures de la carte, il y a 65 millions d'années. En 450 millions d'années, ce petit bryozoaire s'est déplacé de l'équateur au parallèle 45, la position de Montréal.

    Attaques préhistoriques

     

    Le petit bryozoaire (Pachydictya) ci-haut est mort avec un parasite interne ou externe qui se nourrissait probablement à ses dépens.  On voit aussi un coquillage (brachiopode) à sa droite.  L'image a été colorée avec Photoshop.

     

    Un fossile représente aussi un instant fugace dans l'histoire géologique: le moment où l'animal est mort enseveli sous les sédiments.  Une plaque mortuaire, certes d'un grand intérêt puisque que c'est un témoin d'une Ère géologique lointaine mais, en revanche, elle donne peu de renseignements sur ce que l'animal a vécu. Si vous regardez attentivement la photo précédente, vous remarquerez une cicatrice ronde sur le corps de l'animal.  Un petit monticule qui brise l'architecture du bryozoaire.  Cette cicatrice a été laissée par un petit parasite qui s'est établi dans le corps du bryozoaire (endobionte) ou qui s'y est accroché comme un épibionte. Dans les deux cas l'intrus s'est nourri au dépend du bryozoaire.

    Le parasite pourrait être Domichnium (Sanctum laurentiensis?) soit la trace d'un organisme prédateur/parasite capable de perforer des cuirasses pour s'établir ou se nourrir. Une autre possibilité pourrait inclure Phosphannulus un épibionte qui parasite l'extérieur d'un organisme plus grand. Phosphannulus, comme son nom l'indique, est de forme annulaire, ce qui correspond assez bien à la blessure de mon bryozoaire.

    Cette particularité ajoute un aspect dynamique à ce fossile: nous avons maintenant une histoire à raconter sur cet animal. Il a été en interaction avec un autre organisme; les premiers balbutiements d'une relation hôte/parasite qui remonte à près d'un demi-milliard d'années.

     

    Attaques préhistoriques

     

    L'endroit où a vécu et est mort le petit bryozoaire est sur le continent Laurentia situé à l'équateur à l'Ordovicien (il y a 458 Ma). Laurentia, cachait les les contours du Québec moderne qui s'est déplacé de l'équateur au parallèle 45.


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  • «C’était un calmar de dimensions colossales, ayant huit mètres de longueur. Il marchait à reculons avec une extrême vélocité dans la direction du Nautilus. Il regardait de ses énormes yeux fixes à teintes glauques. Ses huit bras, ou plutôt ses huit pieds, implantés sur sa tête, qui ont valu à ces animaux le nom de céphalopodes, avaient un développement double de son corps et se tordaient comme la chevelure des furies. On voyait distinctement les deux cent cinquante ventouses disposées sur la face interne des tentacules sous forme de capsules semisphériques. Parfois ces ventouses s’appliquaient sur la vitre du salon en y faisant le vide. La bouche de ce monstre — un bec de corne fait comme le bec d’un perroquet — s’ouvrait et se refermait verticalement. Sa langue, substance cornée, armée elle-même de plusieurs rangées de dents aiguës, sortait en frémissant de cette véritable cisaille.»

      

    Jules Vernes fit paraître son roman 20,000 lieues sous les mers en 1870... 19 ans après  celui de Herman Melville Moby Dick publié en 1851.  Deux romans mettant en scènes des monstres marins qui ont frappé notre imaginaires.  Une grande baleine blanche et des calmars géants.

    Mentionnons également le Kraken, créature fantastique issue des légendes scandinaves médiévales, capable de saisir la coque d'un navire pour le faire chavirer et, parfois, en dévorer les marins.

    Vingt mille lieues sous les mers de l'Ordovicien

    Le Kraken. Picture by Kousto on Flickr

     

    Citons ce poème du britannique Alfred Tennyson (1830) qui pourrait s'appliquer au Leviathan mentionné dans le Livre de Job. Ce poème a probablement influencé Jules Vernes...

    Vingt mille lieues sous les mers de l'Ordovicien

    Que des fables, croyez-vous? Certes ce ne sont que des romans que diable! Une grosse baleine blanche à la rigueur, mais des calmars géants... 

     

    Et pourtant, et pourtant... 

     

    Faisons connaissance avec les céphalopodes, tels qu'ils pouvaient l'être il y a quelques 450 millions d'années, à l'époque où l'Amérique du nord occupait grosso modo la place du Brésil, mais sous l'eau, dans les fonds marins.  Un territoire occupé par d'étranges créatures: trilobites, bryozoaires, crinoïdes, cystoïdes, éponges et coraux... et des créatures fusiformes pouvant atteindre des tailles qui vous apparaîtront incroyables...

     

    Montréal; des fouilles et des trésors

     Le Mont-Royal domine la ville de Montréal.  C'est un magnifique parc verdoyant qu'arpentent chaque jour des centaines de marcheurs, montréalais comme touristes, en quête d'oxygène, d'exercise ou de tranquillité. 

    Pour ma part, j'étais en quête de préhistoire et c'est pour atteindre mon but que j'ai quitté les sentiers battus et me suis enfoncé dans les sous-bois.  Cinq petites minutes de marche de mon bureau... un coin pourtant reculé; des escarpements, des branches qui vous flagellent, des araignées et des scolopendres gros comme ça et des nuées de moustiques houspilleurs.  La brousse.

    C'est là que j'ai trouvé mon premier céphalopode; un petit monstre marin fossilisé, de quelques 17 centimètres de long, un golem bien caché entre des strates de shale de la formation de Laval.  Il vécu il y a environ 450 millions d'années, terrorisant les autres créatures dont il faisait son pain quotidien.  

     

    Céphalopode: la libération du cercueil de pierre

    Le côté délicat de libérer un fossile de sa matrice pierreuse consiste à élaguer la pierre qui le retient sans briser le testament du précieux animal.  Bien que momifié dans le calcaire, un fossile demeure fragile sous le marteau et le ciseau à froid.  Un coup mal calculé peut non seulement anéantir les efforts du collectionneur, mais, pire encore, pulvériser une archive vieille d'un-demi milliard d'années.  

    Il fallait donc garder une réplique du céphalopode avant d'asséner les coups potentiellement destructeurs.

    Une empreinte d'argile, puis, plus tard un coulage de plâtre de Paris, étaient aptes à préserver l'image tridimensionnelle de l'animal dans son contexte...

    Puis, sous une nuée de moustiques, je m'affairai à casser les liens qui retenaient le céphalopode à son sarcophage de pierre.  Un travail tout en finesse.

    Vingt mille lieues sous les mers de l'Ordovicien 

    Céphalopode de l'Ordovicien trouvé à Montréal.  Il est ici partiellement empêtré dans la pierre de shale où il est resté emprisonné jusqu'à sa découverte, 450 millions d'année après son ensevelissement.  Je l'ai dégagé à grand renfort de marteau de maçon et de ciseaux à froid.  La coloration a été ajoutée avec PhotoShop.

    Vingt mille lieues sous les mers de l'Ordovicien

    Réplique du même céphalopode.  Ce moulage est en plâtre de Paris.  Il a été coloré avec de la peinture acrylique. Cette image a permis de préserver aussi un petit brachiopode, accroché à la partie apicale du céphalopode au moment où les deux furent recouverts par les sédiments.

     

    Vingt mille lieues sous les mers de l'Ordovicien

    Fossile du céphalopode après sa libération du bloc de shale.  L'identification n'est pas aisée sans la présence du siphon.  Toutefois il pourrait correspondre à Cameroceras sp ou Orthoceras sp.  

      

    L'hégémonie d'un prédateur

    Les céphalopodes (dont font partie les pieuvres, les calmars et les seiches) sont apparut au cambrien supérieur. Ils étaient les premiers grands prédateurs marins, qui occupaient les habitats pélagiques  entre l'Ordovicien et le Silurien, entre 470-440 million millions d'années. Ils sont assez fréquents dans les échantillons fossiles. Toutefois, quelques plus rares représentants des orthocones avaient de quoi surprendre.  

     

    D'immenses céphalopodes

    Certains spécimens pouvaient atteindre quelques mètres de longueur, jusqu'à 10 mètres d'après certaines estimations que certains trouvent exagérés... sans pouvoir le prouver.  Dix mètres (30 pieds), une longueur proche de celle du terrible Tyrannosaurus Rex! De quoi meubler les cauchemars et l'imagination de ceux et celles qui ont été marqué par le films Jaws (les dents de la mer).  Les céphalopodes étant des carnivores, et il faut croire qu'un Cameroceras de 10 mètres trouvait à se sustenter des arthropodes et autres habitants marins.

    Vingt mille lieues sous les mers de l'Ordovicien

    Voici une image d'un fossile de céphalopode, conservé au Museum of Comparative Zoologie à l'Université Harvard.  Il fait 3 mètres de long... mais il est incomplet.  Les estimations évaluent l'animal original à près de 10 mètres soit une trentaine de pieds de longueur et peut-être plus en incluant les tentacules.

    Vingt mille lieues sous les mers de l'Ordovicien

     Les céphalopodes, de l'Ordovicien au Crétacé, pouvaient atteindre des tailles effarantes. 


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