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    Le ciel de Montréal est un vaste lampadaire diaphane qui cache à l'oeil assoiffé d'éternité, les superbes beautés du ciel et éteint la plupart des petites fournaises nucléaires qui perforent la voûte céleste.

    Montréal est une ville lumineuse mais terne. Il faut donc sauter sur les belles occasions qui se présentent lorsqu'on lève le nez en l'air, le soir, la nuit et peu avant l'aube.

    Le 29 octobre dernier, le sommeil m'ayant abandonné vers 5:00 du matin, et n'ayant rien de mieux à faire que de regarder s'égrainer les minutes sur mon réveil devenu inutile, j'ai décidé d'aller prendre un bol d'air frais. La rosée, frigorifiée par la nuit froide, faisait craquer l'herbe sous mes pieds. Et tout là-haut, suspendue à ce fil invisible tissé par les lois physiques, un magnifique croissant de lune discrètement tonsuré par la brillance de notre terre, me fit ouvrir les yeux plus grands. À sa gauche, un petit liminaire rosâtre: Mars, le dieu de la guerre accompagné de Régulus et Algeiba. À sa droite, très haut au-delà des arbres, Jupiter; le dieu romain flanqué de Castor et Pollux.

    Cette fresque magnifique, bien que dépouillée d'étoiles, méritait amplement d'être croquée. L'encadrement terrestre apporté par les arbres, achevait l'oeuvre naissante dans mon esprit. Crayon et papier pour esquisser la scène à -4°C, pastel et stylo à gel pour, à la chaleur, et bien soutenu par la mémoire visuelle, coucher le tout dans les couleurs de l'aube.

    J'ai donc renoué avec le pastel. Je crois qu'une photo ne m'aurait pas apporté autant de plaisir!

    Mars, Jupiter et croissant de lune au petit déjeuner

    Pastel sec et stylo blanc au gel sur papier pastel Canson noir, 9 X 12, mi-teinte

    30 octobre 2013

     

    Mars, Jupiter et croissant de lune au petit déjeuner

    Esquisse au crayon HB

     


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  • Ce petit coléoptère fit une pause avant de poursuivre son escalade. Cette pose coquette de la coccinelle, à proximité d'une fleur des champs, fut fort appréciée...

     

    Exposition
    Ouverture :    f/4
    Vitesse d'obturation :    1/800s
    Mode d'exposition :    Auto à priorité ouverture
    Mesure :    Pondérée centrale
    Sensibilité :    ISO 200 -1,0IL


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  • Alors que notre été nous quitte doucement, et avec lui les couleurs vives des ornements floraux de nos jardins, les coccinelles, elles, émergent.  Dans la fraîcheur matinale, cette petite bête à bon dieu à 18 points semblait sommeiller dans une défunte fleur de Rudbeckia.  Elle devait s’ébrouer quelques minutes plus tard, à la recherche de sa pitance quotidienne.

    Exposition
    Ouverture :    f/5
    Vitesse d'obturation :    1/250s
    Mode d'exposition :    Manuel
    Mesure :    Pondérée centrale
    Sensibilité :    ISO 500


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  • À peine le pastel du premier croquis a-t-il eu le temps de d'incruster dans le papier que je me suis pris à faire glisser les crayons pour un deuxième croquis. La mer des pluies révélait un peu plus de la splendeur de son sol aride sur lequel je me suis attardé.

    C'est toutefois vers une zone fortement accidentée et généreusement grevée par des cratères que j'ai voulu coucher mes observations sur papier. Clavius, cette plaine murée de 136 X 225 Km, flanquée des cratères Blacanus et Scheiner, est magnifique, mais je n'ai pas pu lui rendre la justice que cet ancêtre de 3,85 milliards d'années aurait été en droit de s'attendre. Légèrement plus vieux de formation, le court chapelet des cratères Longomontanus, Montari et Wilhem, se détachait péniblement de la blancheur de la surface si loin du terminateur. Mais quel terminateur! Sur les quelques 45 minutes qu'a duré mon observation, les crêtes éblouissantes se découvraient, lentement, presque pudiquement, et, peu à peu, montraient leur chair blanche et suave.

    C'est bien infidèlement que j'ai croqué ces formations. Je ne m'en tiens pas rigueur toutefois: le résultat, même imprécis, donne une idée des paysages lunaires. Et le dessin donne à celui qui s'y risque, l'impression de flotter à quelques 384,000 Km du télescope... de quoi griser les plus sobres.

    Quelques cratères lunaires à 384,000 Km d'ici

    Quelques cratères lunaires à 384,000 Km d'ici

    Télescope LMDA Newtom 130mm
    Papier Canson Pastel noir
    Crayons Derwent Pastel blanc et noir
    Pastel blanc Mungo

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  • J'ai repris mes crayons pastel le temps d'une belle soirée d'automne... à mon plus grand plaisir. Cette banale lune, avec un télescope encore plus banal, est pourtant une source d'émerveillement lorsque le regard glisse le long du terminateur, cette zone d'obscurité d'encre noire et de lumière d'ivoire. Prenez la mer des pluies en ce 12 octobre, moitié cachée, moitié baignée de soleil. Elle nous révèle de magnifiques cratères dont les crêtes éblouissantes bordent de profonds abimes: Platon, Archimède, Aristillus, Autolycus. Ces quatre cratères sont bordés au sud par la chaîne de montagne Apennins s'étendant sur près de 1000 Km.

    Une magnifique région à découvrir, et un défi à dessiner pour tout vous dire. Mon croquis souffre de gigantesques imprécisions: la pointe de mon crayon couvrant environ 3 Km est guidé par mon oeil hésitant qui se perd dans ce paysage aride...

    Télescope LMDA Newtom 130mm
    Papier Canson Pastel noir
    Crayons Derwent Pastel blanc et noir
    Pastel blanc Mungo

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